Présentation

Salut à tous, moi c'est rafi, j'ai 14 ans et j'adore les chevaux. Je ne peux pas croire que des personnes osent manger de la viande de cheval alors je lance un appel à tous ce qui sont comme moi.

Il faut lutter contre l'hippophagie !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

# Posté le samedi 10 mars 2007 07:49

Modifié le mardi 20 mai 2008 08:59

Pour commencer.

Avant de commencer je vais vous dire se qu'est l'hippophagie.
Tout d'abord c'est une chose horrible qui concerne les chevaux, et plus particulièrement les chevaux de club et de course. En fait l'hippophagie c'est quand on mange de la viande de cheval. C'est vrai ça paraît normal mais savez-vous d'où et comment les chevaux arrivent a l'abbatoire? Je ne crois pas. Alors mon rôle sera de vous prévenir.

# Posté le samedi 10 mars 2007 07:52

Modifié le mardi 20 mai 2008 08:59

Que dit la loi contre ça:

Que dit la loi contre ça:
Normalement, les chevaux destinés à l'abattage doivent disposer d'un espace minimum de 1 m 75 par bête dans le camion. Ils ont droit à un répit de 24 heures afin d'être nourris et abreuver, ainsi que de deux haltes d'une heure entre les étapes............en théorie, bien sûr, car peut de ces normes sont respectées.(pour ne pas dire aucune !)
Une fois arrivé aux abattoirs, le cheval est installé dans des stalles (si on peut appeler cela comme ça), où les pauvres bêtes n'ont pas plus la place de se tourner que dans le camion.
L'heure fatidique arrive enfin, presque un soulagement après les souffrances que le cheval a enduré.
Pour être rendu propre à la consommation humaine, les animaux doivent être vidés de leur sang. Mais un animal mort ne perdant que très peu de sang, ces derniers sont obligés d'être saignés vivants et de décéder de la perte de leur sang. Mais heureusement, la plupart des pays ont voté une loi interdisant cette pratique, rendant donc obligatoire l'étourdissement préalable des animaux. Mais ces méthodes ne sont pas toujours fiables, car il arrive que l'animal se réveille pendant l'égorgement....

# Posté le samedi 10 mars 2007 07:53

Modifié le mardi 20 mai 2008 09:02

Une petite histoire

Je sais, c'est long, mais s'il vous plaît, lisez ceci jusqu'au bout... si vous ne le faite pas pour les chevaux, prenez le comme un test psychologique pour voir si vous avez un c½ur.
Franchement, moi qui aime les chevaux, ça ma fait pleurer.

Mon nom est Ange, J'étais dans mon box, j'étais heureuse.
Mais "ils" sont venus. Moi, innocent, j'ai passé la tête par la porte de mon box et j'ai poussé un joyeux hennissement en voyant tant de monde venir me dire bonjour.

Et là, je "les" ai vue. Derrière eux, j'ai vu des cavaliers du club pleurer. Puis j'ai entendu ces mots que je n'ai pas compris: "On ne peut pas avoir autant de chevaux, il faut bien se débarrasser de ceux qui ne nous sont pas indispensable. Or, Ange n'a pas eu de très bons résultats aux derniers concours.."

Ange, c'est moi. C'était moi. "Ils" m'ont emmené dans un van que je ne connaissais pas.
Dedans, il y avait aussi Cannelle, une ponette qui s'était blessée à la jambe la semaine dernière. On a fait un voyage assez long puis "ils" nous ont fait descendre dans une cours. Ca sentait bizarre, le sang, la mort, le crottin... Puis "ils" nous ont fait monter dans un gros camion où il y avait déjà une dizaine de chevaux qui ont hennit en nous voyant. Mais ce n'était pas un hennissement que je connaissais. C'était un hennissement de peur, de douleur, de détresse. Et là, j'ai commencé à ressentir la Peur, la vraie Peur. Je ne l'avais jamais connue jusqu'ici. Cette Peur que l'on ressent quant on ignore quelque chose de capital.

Dans le camion, l'odeur s'est amplifié. C'était à la limite du supportable. Puis le camion a démarré. Brutalement. On a roulé longtemps. J'avais faim, j'avais soif. En voyage, j'ai fait connaissance avec le cheval qui était à coté de moi. C'était Indy, un hongre. Il avait une blessure qui s'infectait peu à peu à la jambe. Puis "ils" ont fait monter d'autres chevaux. Pour qu'on se pousse, ils nous ont fouetté. Et là, Indy a trébuché. Il est tombé. Et un cheval lui a marché sur la jambe. Il ne pouvait plus se relever. Après quelques heures de souffrances horribles, il s'est éteint. Puis son corps a commencé à sentir. C'était horrible. Peu a peu, d'autres chevaux se sont éteints. De soif, de faim, de blessures, de désespoir. Enfin, le camion s'est arrêté. "Ils" ont ouvert la porte. La lumière m'a aveuglée. Les autres chevaux voulaient sortir. Ils m'ont poussé. Je me suis tordu la jambe. J'ai eu mal. Mais j'étais obligé d'avancer.
Dans d'interminable couloir hanté par le sang, la peur, la Mort. J'ai entendu un cheval hennir, j'ai reconnu Cannelle.. Ma petite Cannelle si courageuse. Puis on est arrivé dans une grande salle avec un planché en fer.
Puis, "ils" ont fermé la porte et nous on laissé là. Pas à boire, pas à manger.
Un à un, beaucoup de chevaux sont morts. Ma Cannelle aussi. Puis, un jour, "ils" sont venus me chercher. J'ai eu à boire. C'était bon. C'était la dernière chose que j'aurais eu de bon de ma vie. Ensuite, je suis entré dans une salle où l'odeur, l'ambiance, m'a fait paniquer. Je me suis cabrée, je me suis pris un coup de gourdin dans les jambes. Puis, "il" est entré. J'ai senti quelque chose entrer dans ma gorge.
J'ai eu mal. Je me suis senti faible. Je me suis couché. Ou plutôt, je suis tombé. Et j'ai su. J'ai eu mal au c½ur. J'ai fermé les yeux. Noir......

Ange est mort. Il a rejoint le paradis des chevaux où il a retrouvé Cannelle et Indy.


Cette histoire ne possède AUCUNE exagération. Tous les jours, des centaines de chevaux subissent ça. Alors, si vous avez un c½ur, même de pierre, réagissez.

# Posté le samedi 10 mars 2007 07:55

Modifié le mardi 20 mai 2008 09:02

Le trajet

Le trajet
Les chevaux sont épuisés. De mauvaise grâce, ils se laissent tirer par la bride hors des camions, qui arrivent de Lituanie et viennent faire étape dans ce centre vétérinaire aux confins de la frontière polono-tchèque. Certains boitent, d'autres souffrent de lésions internes et de blessures, d'autres encore sont prostrés sur les genoux de leurs jambes antérieures, saignat des naseaux et des flancs, résultat des cahots de la route et des chocs contre les parois et les barreaux du véhicule. Ils boivent avidement l'eau dont ils ont été privés trop longtemps. Les vingt et une bêtes roulent depuis plus de vingt heures et ils en ont encore pour .... 3 jours, destination: Cagliari, en Sardaigne, soit un calvaire de plus de trois mille kilomètres à travers sept pays européens de la Baltique à l'Italie et avec l'abattoir en fin de parcours.
Même destination et même parcours d'enfer pour un second véhicule qui vient de se ranger le long de la façade d'un gris sale du centre vétérinaire de Zebrzydowice. Il vient du nord de la Pologne et son équipage ne prend même pas la peine de décharger les bêtes et de la abreuver. D'ailleurs, tant le vétérinaire polonais que son collègue tchèque se contentent d'un bref regard à travers les barreaux du bahut, avant d'accorder la persmission aux transporteurs de poursuivre leur route.
Toutes proporions gardées, les conditions de transport sont pires encore chez les polonais, dont le camion vibre et tremble des coups de sabots et des déplacements erratiques des vingt-six chevaux qui y sont entassés sur un espace réduit. Si réduit, qu'au moindre choc, les bêtes se donnent mutuellement des bourrades dans les côtes, malgré les brides de grosses cordes qui les retiennent à la paroi du véhicule, mais leur écorchent yeux et naseaux à la moindre tension.
Le stress et la douleur rendent les animaux agressifs.
Certains s'agitent dans tous les sens, mordent leurs voisins, essaient de se cabrer, malgré l'exiguïté de leur enclos.
Un bai glisse sur le sol recouvert d'une mince couche de paille et atterit entre les sabots nerveux de ses voisins.
Marchands ou transporteurs, peu se soucient en réalité de la fragilité du cheval, qui a besoin de 60 litres d'eau par jour en période de canicule et supporte encore moins bien que les bovidés, les longs transports par route.
Une totale indifférence qu'illustre, en l'occurence, la maltraitance généralisée, l'insuffisance des plages de repos et l'absence d'une surveillance vétérinaire digne d ece nom. Que des milliers d'équidés soient blessés ou même meurent en route laisse les maquignons parfaitement de marbre, dans la mesure où une certaine part de "déchets" est incluse dans le prix de revient.

Les chevaux destinés à l'abattoirs ont droit à un repis de 24 heures pour être nourris, soignés et se coucher sur la paille, indépendamment des deux haltes d'une heure chacune également prévues entre les étapes. Telles sont du moins les directives de Bruxelles auxquelles doivent théoriquement se soumettre les convoyeurs d'animaux.
Théoriquement, car les pauvres bêtes ont déjà réintégré leur bahut après trois heures à peine, avec la bénédiction du service vétérinaire local, qui a apposé son cachet de conformité sur la feuille de route, confirmant 'l'excellent état d'hygiène et de confort dans lequel voyagent les animaux, conformément à la législation en vigueur.
C'est dans un état d'abrutissement et de fatigue avancé que qu'ils arriveront après quatre jours et cinq nuits de souffrance à l'abattoir de Cagliari, l'un à l'oeil crevé, l'autre une jambe cassée et un hongre des plaies suppurantes à l'arrière train.
Un calvaire de trois mille kilomètres qui dans quelques heures va prendre fin par un coup de marteau.

# Posté le samedi 10 mars 2007 07:56